Jeudi 3 décembre 2009 4 03 12 2009 08:11

L'article n'est pas de  moi ni même de mon ami Eric dont vous avez pu lire des extraits de ses innombrables productions litttéraires elle provient d' un autre blog. J'espère que l'auteur voudra bien me pardonner . Le nom du blog est le blog de Meretseger et son adresse http://neferhotep.over-blog.com

La Turquoise, Pierre d'Athor

 La pierre Beret ou Mefkat : comme toutes les pierres bleu-vert, elle évoque la joie de la naissance, l’aube, les rayons du soleil levant, le milieu liquide, la végétation, la nuit éclairée par la lune.

Dans la Ouabet de Dendera, le soleil se lève entre les deux sycomores de turquoise d’Athor.

" Je connais les deux sycomores de  turquoises entre lesquels sort Rê et par lesquels on passe au ciel pur se rendre à cette porte du Seigneur de l’Orient par laquelle sort Rê"

Une HAthor en or est aussi définie comme "La dame de la turquoise" Nebet Mefkat, "habillée  d’éclats et environnée de turquoise".

On l’extrayait dans les célèbres carrières de Serabit El Kadim dans le Sinaï. Un lieu d’initiation aussi, où l’on venait chercher l’inspiration divine grâce à des rites oraculaires. Elle était considérée comme un bon talisman qui favorise l’écoute des autres. La principale vertu de cette pierre est de calmer les divinités afin de se les concilier.

Au niveau médical, la turquoise qui  agit le plus efficacement en 24h, préserve des maléfices, des poisons, de la noyade, de la mort violente, des troubles psychiques, et cardiaques.

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Jeudi 26 novembre 2009 4 26 11 2009 20:36


 

 

 

Abraxas, Nordisk familjebok.png

 

 

 

 

1. Les origines gnostiques de l’abraxas.

 

A lorigine, le terme « abraxas » (parfois également nommé « abrasax ») désigne des gemmes gnostiques qui, pour la plupart, portaient gravé sur elles, en caractère grecs, ce terme vraisemblablement dérivé du persan « abrasas » qui signifie « dieu ». Pour cette raison, il est dit que lAbraxas est lÊtre Suprême. Mais le nom dAbraxas apparaît également dans la liste des principaux démons établie par lEglise au canon 7 du concile de Braga (560-563).

 

2. Les abraxas ou pierres basilidiennes.

 

Il est dit que la somme des valeurs numériques des lettres du mot « abraxas » donne 365 et que certaines sectes gnostiques sen servaient comme amulettes. On peut y reconnaître des allusions aux rites et aux croyances des sectes qui en firent usage, les bijoux marquant les différents degrés de la hiérarchie initiatique, celle-ci correspondant aussi aux étapes de la délivrance de lâme. On remarque ainsi des figures schématiques, des personnages symboliques dont le plus important est un être à tête de coq, mais également lOuroboros, le célèbre serpent qui se mord la queue, un scarabée, un homme, une femme, un disque solaire, un croissant lunaire, des étoiles, etc. On doit ces pierres à un philosophe gnostique du 2ème siècle de lère chrétienne nommé Basilide, raison pour laquelle les « abraxas » sont également nommées « pierres basilidiennes ». Appartenant à lécole alexandrine, Basilide était un partisan du syncrétisme religieux. Ses disciples auraient étranglé lévangéliste Marc à Alexandrie, en Egypte.

 

3. Le sceau du Temple secret des Templiers.

 

Bien plus tard, labraxas gnostique à tête de coq fut repris comme symbole sur le sceau du « Temple secret des Templiers ». La présence de sceaux cachés, tel ce curieux Abraxas gnostique serait, selon certains chercheurs, révélatrice de lexistence, au sein de lOrdre du Temple, dune hiérarchie parallèle aux caractéristiques secrètes et initiatiques portant le nom de Prieuré de Sion, rendu par ailleurs célèbre par le roman de Dan Brown, le Code Da Vinci.

 

4. « Abracadabra ».

 

En outre, la célèbre formule magique abracadabra, qui névoque que trop les magiciens de music-hall et leurs fantaisistes « baguettes magiques », dérive, en fait, de lhébreu Abreq Ad Hâbra (ou « abreg ad abra »). Il sagirait là dune formule cabalistique pythagoricienne à laquelle certains attribuent une grande efficacité magique pour la guérison des fièvres et la protection contre les maladies. On la fait dériver étymologiquement dune association du mot abraxas et du verbe hébreu dabar (=parler), de même que de deux termes également hébreux, ab (=père) et ruah (=esprit). Elle aurait pour signification : « envoie ta foudre jusquà la mort ».

 

5. L’abraxas démonisé.

 

Comme nous l’avons dit, le terme abraxas a été démonisé et sert donc également à désigner un démon. On représente ce dernier sous les traits dun être doté dune tête de coq, dont les jambes sont des serpents (ou des dragons) et tenant dans ses mains un bouclier et un fouet. Il est parfois représenté couronné et vêtu dune armure. Cette représentation correspond à celle de l’être à tête de coq repris de la manière la plus courante (mais sans couronne) sur les gemmes gnostiques nommées « abraxas ». Le démon Abraxas est aussi parfois représenté sous la forme dun serpent.

 

 

Eric Timmermans.

Bruxelles, le 26 novembre 2009.

 

 

Sources :

 

-Dictionnaire des superstitions, Robert Morel et Suzanne Walter, Marabout, 1972.

-Dictionnaire des superstitions et des croyances populaires, Pierre Canavaggio, Ed. Jean Claude Simoën, 1977.

-Dictionnaire du Diable, Roland Villeneuve, Omnibus, 1998.

-Dictionnaire du diable, des démons et sorciers, Pierre Ripert, Maxi-Poche Références, 2003. -Fable de Venise, Hugo Pratt, Casterman, 1981.

-Le Prince de ce monde, Anubis & Nahema-Nepthys, Editions Savoir pour Être, 1993.

-Les grands mystères de lhistoire n°3, Les secrets des Templiers.

 


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Mardi 24 novembre 2009 2 24 11 2009 20:08

 

 

LE BAPHOMET

 

 


 

1. Origines du Baphomet.

 

Le Baphomet serait une forme androgyne de la création, longuement représentée dans les courants secrets de léglise primitive, qui vénéraient laspect féminin de ladite création, ainsi que dans une certaine forme de gnose. Mais, comme le souligne Roland Villeneuve, la chose nest pas certaine : « Représentation diabolique, statuette androgyne, reliquaire en forme de tête barbue ou symbole phallique, on ne le saura probablement jamais. » (Dictionnaire du Diable, Roland Villeneuve, p.85) Les Templiers furent accusés de lavoir adoré à lexemple dune idole.

 

2. Vie, Lumière, Sagesse.

 

Certains chercheurs ont expliqué le nom du Baphomet de la manière suivante : Ba : le Ba du grec Bio correspond à « la vie » et sassimile facilement à la notion du Ba égyptien (âme ou énergie psychique dun être humain ou non-humain) ; Pho : Du grec Phos exprime « la lumière » (à rapprocher de Phosphoros, le nom grec de Lucifer) ; Met : du grec Met de Metis qui fait allusion à la sagesse. Ainsi obtient-on une triple interprétation mettant en évidence lapproche dun enseignement ésotérique comprenant la Vie, la Lumière et la Sagesse.

 

3. Le Baphomet selon Eliphas Lévi.

 

Selon Eliphas Lévi, alias labbé Constant, le Baphomet est une « figure panthéistique et magique de labsolu. Le flambeau placé entre les deux cornes représente lintelligence équilibrante du ternaire ; la tête de bouc, tête synthétique qui réunit quelques caractères du chien, du taureau et de lâne, représente la responsabilité de la matière seule et lexpiation, dans les corps, des péchés corporels. Les mains sont humaines, pour montrer la sainteté du travail, elles font le signe de lésotérisme en haut et en bas, pour recommander le mystère aux initiés, et elles montrent deux croissants lunaires, lun blanc qui est en haut, lautre noir, qui est en bas, pour expliquer les rapports du bien et du mal, de la miséricorde et de la justice. Le bas du corps est voilé, image des mystères de la génération universelle, exprimée seulement par le symbole du caducée. Le ventre du bouc est écaillé, et doit être coloré en vert ; le demi-cercle qui est au-dessus doit être bleu ; les plumes, qui montent jusquà la poitrine, doivent être de diverses couleurs. Le bouc a un sein de femme, et ne porte ainsi de lhumanité que les signes de la maternité et ceux du travail, cest-à-dire les signes rédempteurs. Sur son front, entre ses cornes et au-dessous du flambeau, on voit le signe du microcosme ou le pentagramme la pointe en haut, symbole de lintelligence humaine, qui, placé ainsi au-dessous du flambeau, fait de la flamme de ce dernier une image de la révélation divine. Ce panthée doit avoir pour siège un cube, et pour marchepied soit une boule seule, soit une boule et un escabeau triangulaire. Dans notre dessin nous lui avons donné la boule seulement, pour ne pas trop compliquer la figure. » (Dogme et rituel de la Haute Magie, Eliphas Lévi (abbé Constant), Editions Bussière, 1988, p.399)

 

4. Le Baphomet et lOrdre du Temple.

 

Une partie du célèbre procès des Templiers fut basé sur laccusation didolâtrie, les membres de lOrdre du Temple ayant été accusé dadorer un être androgyne au visage barbu qui aurait été le Baphomet. Toutefois, les Templiers avouèrent cela sous la torture et les descriptions quils firent du Baphomet étaient certes toujours particulièrement monstrueuses, mais également très différentes les unes des autres. Il fut même question dune tête à une ou plusieurs faces. Et certains affirment aujourdhui quil pourrait sagir là du crâne de saint Euphémie ! En fait, il semble certain quen dehors dune possible apparition de cette figure lors des actes dinitiation, les Templiers nadorèrent, ni ne vénérèrent jamais le Baphomet. Cette idole aurait été un prétexte visant à exprimer, pour un cercle restreint dinitiés, une réalité mystérieuse qui échappait à lensemble des membres de lOrdre. Ainsi a-t-on trouvé au château Chinon, dans le donjon duquel 16 templiers furent incarcérés, une pierre dissimulée et gravée sur trois faces. Elle fut découverte en présence dun huissier et reprend le message suivant : Le principe des êtres créés de Dieu trinité est pour nous Baphomet, adieu nous partons demain pour le Temple neux. A noter quune figure du Baphomet, androgyne, barbue et cornue, est encore visible en léglise de Saint-Merri, à Paris. Elle illustre généralement les commentaires sur la prétendue idole des Templiers. Cette œuvre pourtant, ne fut réalisée quau 19ème siècle.

 

5. Le « Baphomet » Aleister Crowley.

 

En 1912, cest sous le nom magique de « Baphomet », qu’il s’octroya lui-même, reprenant à son compte la légende négative du supposé « Baphomet des Templiers », que le célèbre et très excentrique occultiste Aleister Crowley, élu chef de la section britannique de lOrdo Templi Orientis (= « Ordre des Templiers de l’Orient » (OTO); sa section britannique porta le nom de Mysteria Mytica Maxima), prendra notamment le titre fantaisiste de « Suprême et Saint Roi dIrlande, Iona et de toutes les îles Britanniques qui sont dans le Sanctuaire de la Gnose ».

 

On le sait, les « rituels » pratiqués par Crowley étaient largement marqués par la prise de stupéfiants et la débauche sexuelle :

 

-« (…) il remania sa messe gnostique en y incluant, sous une forme voilée, le IX e secret : « Et je crois au Serpent et au Lion, Mystère du Mystère, et en son nom Baphomet. Et je crois en une Eglise catholique gnostique de lumière, d’amour et de liberté, dont la Loi a pour nom « Thelema ». » La messe gnostique fut publiée dans l’organe officiel de l’O.T.O., « Oriflamme », avec des rituels de magie sexuelle. » (Aleister Crowley, le Saint de Satan, p. 231)

 

-« Revenu à Cefalù, le mage réagit avec force contre ses mauvaises habitudes : il supprima la cocaïne –du moins après 11h du matin- et fit de longues marches solitaires dans les collines couvertes d’oliviers. » (Aleister Crowley, le Saint de Satant, p. 247)

 

Au lendemain de son semi-sevrage, Crowley, se remit à peindre d’autant que « Baphomet », alias « la Bête », alias « 666 », s’identifiait aussi littéralement à Paul Gauguin : « comme lui, il avait choisi l’exil du monde bourgeois ; comme lui, il avait couvert les murs de sa demeure des reflets de ses visions. Comme lui, il vivait avec des femmes belles et simples, de véritables plantes grimpantes. Gauguin était mort en 1903, six mois après la rencontre d’Aleister avec Rodin : ils auraient pu se connaître. Finalement, 666 organisa dans le temple une cérémonie en l’honneur des mânes du peintre qui avait « vu et entendu une ondine » : « Par le pouvoir et l’autorité que je détiens, Moi, Baphomet 729, j’ordonne l’insertion du nom de Paul Gauguin parmi les mémorables saints de la messe gnostique. Baphomet XIe O.T.O. » (Aleister Crowley, le Saint de Satan, p. 247-248).

 

Aleister Crowley portait aussi à son doigt une bague symbolisant une de ses improbables incarnations : « A son doigt, Baphomet, le « Roi de la Dépravation », l’ « Esprit de la Solitude », le « Voyageur des Immensités », portait une bague en forme de sceau, marqué par l’hiéroglyphe d’Ankh-f-n-Khonsu, le dieu de la Lune à Thèbes –l’une de ses incarnations- dont il avait reconnu les paroles annonçant l’Eon d’Horus sur la stèle du Caire. » (Aleister Crowley, le Saint de Satan, p. 256-257).

 

L’histoire du Baphomet est donc, avant tout, l’histoire d’une injuste diabolisation et d’un malentendu. La « démonisation » du Baphomet servit ainsi les causes les plus diverses, y compris les plus malsaines et les plus déviantes.

 

 

Eric TIMMERMANS.

Bruxelles, le 24 novembre 2009.

 

Sources :

 

-Dictionnaire du Diable, Roland Villeneuve, Omnibus, 1998.

-Dogme et rituel de la Haute Magie, Eliphas Lévi, Editions Bussière, 1988.

-Histoire des personnages mystérieux et des sociétés secrètes, « Aleister Crowley, le Saint de Satan », Arnold Walstein, Culture, Art, Loisirs, Paris, 1975.

-LAnge déchu, M. Centini, Editions De Vecchi, 2004 (p. 176, 183).

-Le Prince de ce monde, Nahema-Nephtys, Nahema-Nephtys et Anubis, Editions Savoir pour Être, 1993.

-Les Grands Mystères de lHistoire N°3, Les secrets des Templiers, 2003.


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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 11 2009 21:40
Mon ami Eric qui, ainsi que je vous l'ai déjà dit, s'intéresse aux Etudes traditionnelles, a également un certain talent pour l'écriture, m'a fait parvenir un article toujours relatif à l'Egyptologie.Il concerne le dieu Thot. Je vous en souhaite une bonne lecture

Claude de Villers


THOT, LE MAÎTRE DES PAROLES DIVINES

 

 

Immobile, je dois contempler ton visage, ô Thot !

Ne sois donc ni trop dur ni trop cruel avec moi !

Regarde ! Tous les dieux remettent entre tes mains,

Pour des millions d’années à venir,

Leurs trônes, ô Thot ! Pour que tu puisses en disposer !

(« Prière pour ne pas mourir pour la deuxième fois »,

Le Livre des morts).

 

 

1. Thot, dieu de la Lumière nocturne et de la Connaissance initiatique.

 

En égyptien, Thot porte le nom de Djehouty, un terme que lon nest pas encore parvenu à déchiffrer.

 

Ce dieu est le patron de lEcriture, des Scribes et des Arts, il est le Grand Maître des Hiéroglyphes et le transcripteur des paroles divines. Cest également lui qui tenait les comptes des généalogies royales dans lEgypte pharaonique.

 

Thot est doté dun certain nombre de surnoms et de qualificatifs. Ainsi le nomme-t-on « Calculateur des années », « Maître de la Maison de la Vie », « Seigneur du Temps », « Maître des Paroles Divines » (=hiéroglyphes), « Scribe de Maât de la Grande Ennéade » (=Collège des dieux).

 

On le nomme également « Seigneur de la Lune » ou encore « Aton argenté ». Le lien entre sa fonction de « Maître du Temps » et lastre nocturne, est à mettre en rapport avec le fait que la Lune constituait la mesure du calendrier égyptien.

 

Thot est le dieu de ceux que la nuit inspire, la Lumière jaillissant au cœur des Ténèbres. Thot est ainsi le « Cœur de Rê », soit la pensée conceptuelle du dieu solaire. Il est également le conseiller de ce dieu quil accompagne dans la barque solaire, de même que son représentant sur terre –la « Lumière de Rê » dans son aspect nocturne-, et ce depuis que Rê, après la rébellion des hommes, décida de séclairer et déclairer le monde à partir des cieux. Thot symbolise donc la lumière secrète des Initiations et des Mystères, et personnifie la Connaissance initiatique.

 

Voilà pourquoi les Grecs, qui s’imposèrent en Egypte à l’époque d’Alexandre le Grand, assimilèrent Thot au dieu grec Hermès Trismégiste dont le qualificatif de « Trois Fois Grand » provient d’ailleurs dune adaptation dune épithète de Thot parfois nommé « Deux Fois Grand » (comme synonyme de « Très Grand ») :

 

« Thot est ainsi honoré à Denderah, sous le règne de l’empereur Néron (37-68) : « Thot, le deux fois grand, le plus ancien…le souverain dieu, créateur du Bien…seigneur du Temps, roi des années, scribe des annales de l’Ennéade ! » (Encyclopédie des symboles, Cazenave, p. 677).

 

Hermès Trismégiste est également le nom d’un personnage mythique de l’antiquité gréco-égyptienne, auquel on a attribué un ensemble de textes nommés Hermetica, et dont les plus connus sont le Corpus Hermeticum (un recueil de traités mystico-philosophiques) et la Table d’émeraude. Il convient toutefois de ne pas confondre le dieu grec avec ce personnage mythique dont le nom tient une place essentielle, on le sait, dans l’alchimie traditionnelle, dans laquelle on retrouve également l’image de Thot, notamment sous la forme d’un singe cynocéphale :

 

« Comme Thot-Hermès, ou comme Hermès Trismégiste, le dieu est alors l’initiateur de la gnose (de la connaissance véritable) en même temps que le maître de l’alchimie et de toutes les pratiques de la théurgie. » (Encyclopédie des symboles, Cazenave, p. 677).

 

L’assimilation de Thot à Hermès Trismégiste (le dieu et le personnage mythique) est définitivement réalisée dans le « Corpus Hermeticum, qui se veut à la fois l’héritier de toute la tradition du Nil, de la tradition grecque et des mystères orientaux. » (Encyclopédie des symboles, Cazenave, p. 676).

 

A Memphis, on disait de Thot qu’il était la « langue de Ptah » (on le dit parfois aussi « langue d’Atoum », dieu d’Héliopolis), soit le Verbe créateur ou encore, en tant que Magicien Suprême, le « Maître de la magie sonore ».

 

2. Thot, Juge et Greffier des dieux.

 

Dans la plus ancienne mythologie égyptienne, Thot remplit les fonctions de juge et de greffier (scribe) lorsque se réunissent les tribunaux divins. Son épouse Mâat (d’autres sources présentent également Sechat comme l’épouse de Thot) est la déesse de la Justice. Elle est aussi la gardienne de la Connaissance, de la Vérité, de la Mesure et de l’Harmonie universelle.

 

Thot préside le tribunal des dieux auquel Isis et Horus viennent se plaindre de l’assassinat d’Osiris par Seth. Il préside également à l’audition des défunts lorsque ceux-ci comparaissent au tribunal d’Osiris. Après la « Pesée de l’âme » (ou du cœur), durant laquelle on dépose l’âme du défunt sur une balance, ladite âme ne devant pas se révéler plus lourde que la plume de Mâat au risque d’être jetée en pâture à la Dévorante, Thot consigne le résultat de la pesée effectuée par Anubis.

 

 

 

 

3. Les origines de Thot.

 

Les origines de Thot apparaissent étranges et mystérieuses. Le dieu serait né de la tête de Seth –ce qui n’est pas sans rappeler Athéna naissant du crâne de Zeus- qui aurait, par inadvertance, absorbé la semence dHorus répandue par Isis sur des laitues. Mais un texte d’Edfou évoque Thot comme résultant de l’union de Rê et d’une naine elle-même née d’un bouton de lotus.

 

Cette légende semble devoir être mise en rapport avec la lumière lunaire illuminant la nuit la plus sombre –Seth étant un symbole des ténèbres- telle quelle apparaît dans les premiers jours de la lunaison, de même quavec tous les parcours symboliques de lEgypte ancienne.

 

Dun point de vue historique, on distingue deux Thot. Lun fut vénéré comme dieu de la Lune dans une région située dans le 15ème nome de Basse-Egypte. Lautre est associé à lHorus de Damanhour (ou Hermopolis Parva), où il était vénéré comme un dieu créateur et apparaissait déjà sous les traits dun ibis.

 

4. La fusion de Kemenou.

 

La fusion de ces deux Thot distincts le « lunaire » et l « ibis » - sest finalement opérée à Kemenou (ou Khmonou), ville de Haute-Egypte située près de lactuelle Assiout que les Grecs baptisèrent ultérieurement, Hermopolis Magna, les Grecs ayant assimilé Thot, comme nous l’avons dit, à Hermès Trismégiste, tout comme ils avaient assimilé Anubis à Hermès Psychopompe.

 

Thot fut choisi par le clergé de Kemenou-Hermopolis pour prendre la tête de lOgdoade, un étrange et par trop abstrait groupe de huit divinités comprenant quatre hommes à tête de grenouille et quatre femmes à tête de serpent : Amon et Amaunet, Heh et Hehet, Kek et Keket, Noun et Naunet. Ajoutons que lon ne connaît aucun culte dédié à cette Ogdoade dont les huit divinités furent à lorigine du nom de Kemenou qui signifie « Ville des Huit ».

 

Mais lOgdoade dHermopolis dérivait elle-même dune autre combinaison, dailleurs pas moins inhabituelle, de quatre babouins et dune femelle de lièvre ! Le culte de ces animaux survécut à la création de lOgdoade.

 

Thot, résultant de la fusion des Thot « lunaire » et « ibis » dorigine, devenu chef des huit divinités de lOgdoade, allait donc également prendre les traits dun singe cynocéphale (souvent coiffé du disque solaire) et apparaître alternativement sous cette forme ou sous celle de libis (parfois également coiffé du disque solaire).

 

5. Thot, entre l’ibis et le singe.

 

Thot peut ainsi apparaître sous les traits dun homme à tête dibis ou de singe cynocéphale (babouin ou hamadryas) ou encore sous laspect dun singe ou dun ibis. Il est souvent représenté dans la scène célèbre dite de la « Pesée de lâme », déjà évoquée, muni de sa palette et dune tige de jonc mâchonnée servant de pinceau.

 

6. A savoir également.

 

5.1. C’est par sa magie que Thot sauva le petit Horus qui avait été piqué par un scorpion. C’est par cette même magie qu’il restitua à Horus et à Seth les organes qu’ils avaient perdu durant leur combat.

 

5.2. Comptable du temps, Thot peut accorder la « vie éternelle » aux défunts. En outre, il accorda à Nout (=la Voûte céleste), après avoir été battu aux dés par celle-ci, les cinq jours qui lui étaient nécessaires pour enfanter. C’est la raison, dit-on, pour laquelle le calendrier passa de 360 à 365 jours !

 

 

 

Eric TIMMERMANS.

Bruxelles, le 17 novembre 2009.

 

 

Sources :

 

-Dictionnaire de mythologie et de symbolique égyptienne, Robert-Jacques Thibaud, Dervy, 1996.

-Dictionnaire historique de lEgypte, Pierre Norma, Maxi-Poche Histoire, 2003.

-Dieux et déesses de lancienne Egypte, Bernard Van Rinsveld, Musées Royaux dArt et dHistoire de Bruxelles, 1994.

-Encyclopédie de la mythologie, Sequoia, 1962.

-Encyclopédie des Symboles, Michel Cazenave, La Pochotèque, Livre de Poche, Librairie générale française, 1996, Edition 6.

-Grand dictionnaire des symboles et des mythes, Nadia Julien, Marabout, 1997.

-Petit dictionnaire des dieux égyptiens, Alain Blottière, Zulma, 2000.

 


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Vendredi 20 novembre 2009 5 20 11 2009 21:18


 

On peut se demander si la Franc-maçonnerie (du moins le R.E.R.) n'est pas une continuation de l'Ordre du Temple via les massénies. N'oublions pas que nombres de templiers ont fui en Grande-Bretagne (Angleterre, Ecosse) où ils n'étaient pas poursuivis et que le chevalier de Ramsay qui
introduisit en France la franc-maçonnerie de rite écossais, et développa l'idée d'une fraternité universelle. Il rêvait de soucher sur le catholicisme une conception universelle de la religion, dont la maçonnerie, une maçonnerie chrétienne bien entendu, aurait été la clef de voûte. Son Discours(
http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_de_Ramsay) à la loge Saint-Thomas à Paris en 1736, tendant à faire de la franc-maçonnerie l'héritière des ordres chevaleresques de l'époque des croisades, eut une forte influence sur le développement des hauts grades maçonniques entre 1740 et 1780. Autre point de ressemblance entre le Temple et les maçons réguliers (en Belgique la GLRB, en France la Grande Loge Nationale ) la Bible ouverte dans chaque loge à la première page de l'Evangile selon Saint Jean, deux fêtes communes au Temple et au REAA et au RER , la Saint Jean d'été et la Saint
Jean d'hiver (fêtes de solstice). Ajoutons à cela le chiffre des templiers (processus de cryptologie) repris par la franc-maçonnerie, la règle du silence, des expressions comme laisser ses outils. Tout cela pourrait faire penser qu'il s'agit d'une continuation (j'ai dit une pas la ) de l'ordre du temple. Il est à noter que en Belgique et en France seules la Grande Loge Régulière et la Grande Loge Nationale sont reconnues comme étant régulières par les loges internationales pratiquant le REAA et qu'il s'agit de maçons déistes. Ils effectuent leurs travaux à la gloire du Grand Architecte de l'Univers, en qui ils ont reconnu Dieu


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