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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 18:34

 

 

 

1. Amazones caucasiennes : caractéristiques générales.

 

Femmes guerrières de la mythologie grecque, que l’on dit filles d’Arès et de la naïade Harmonie, les Amazones habitaient la Cappadoce (Asie Mineure, actuelle Turquie) et le Caucase. Elles vivaient au bord de la rivière Thermodon où elles fondèrent une ville nommée Thémoscyre (ou Thémiscyre, Themiscrya), qui devint leur capitale. On leur attribue également la fondation de plusieurs villes antiques : Ephèse, Myrina, Paphos, Smyrne… Les Amazones étaient gouvernées par une reine et n’acceptaient aucun homme parmi elles, à l’exception d’une seule fois par an, dans le seul but de perpétuer leur race : les nouveau-nés mâles étaient, quant à eux, mis à mort ou réduits en esclavage. Cavalières émérites, portant armure et casque, elles vivaient de rapine et de pillage. Pour être plus efficace au tir à l’arc, elles se brûlaient (ou se comprimaient) le sein droit, ce qui leur laissait une plus grande liberté de mouvement. C’est de cette pratique que leur vient leur nom qui signifie « sans mamelles » (mazos, en grec, signifie « sein »). Aimant la chasse et les jeux violents, les Amazones vénéraient la déesse Artémis et tout particulièrement celle d’Ephèse dont elles furent, dit-on, les premières à instituer le culte. A noter que l’on a longtemps supposé que la poitrine de l’Artémis d’Ephèse était recouverte de nombreuses mamelles. Mais il semble qu’il s’agisse plutôt de testicules de taureau, ce qui n’est pas sans rappeler les tauroboles effectués en l’honneur de la déesse Cybèle, originaire d’Asie Mineure et dont la coiffe rappelle d’ailleurs celle de l’Artémis d’Ephèse.

 

2. Légendes des Amazones.

2.1. Un jour, la fille d’Eurysthée ayant demandé à son père de lui faire apporter la ceinture magique de la reine des Amazones Hippolyté, Héraklès partit la demander à celle-ci qui, après avoir pris connaissance des raisons de sa demande, lui en fit don. Mais la déesse Héra, qui poursuivait Héraklès de sa haine, prit l’apparence d’une Amazone et fit courir le bruit que Héraklès tentait de capturer la reine. Aussitôt, les Amazones attaquèrent Héraklès qui en massacra un grand nombre.

 

2.2. Il est dit que les Amazones envahirent l’Attique sous le règne de Thésée et qu’elles assiégèrent Athènes pour se venger du rapt d’une de leurs reines, Antiopé. Celle-ci, sœur de la reine des Amazones Hyppolité, était également l’épouse de Thésée et de leur union naquit un fils nommé Hyppolite. C’est pour arracher sa sœur à Thésée que la reine des Amazones Hyppolité décida d’envahir l’Attique. Mais les Athéniens parvinrent à les repousser. Antiopé, toutefois, mourut en combattant au côté de Thésée.

 

2.3. En Lycie, les Amazones furent également vaincues par Béllérophon (Homère, Iliade, VI, 186), le tueur de la Chimère.

 

2.4. Pausanias mêle, quant à lui, la légende des Amazones à l’histoire de la guerre de Troie. Sous la conduite de leur reine Penthésilée, les Amazones prirent le parti de Troie et de Priam qui était sur le point d’être vaincu par les Grecs. Mais Penthésilée fut bientôt mise à mort par Achille, et les Amazones cessèrent immédiatement le combat. Mais Achille tomba subitement amoureux de Penthésilée juste avant qu’elle n’expire. Un des soldats de l’armée grecque, trouvant ridicule la tristesse d’Achille, se permit de le moquer, ce qui lui valut d’être transpercé par l’épée du héros !

 

3. Les Amazones de Libye.

 

Ces Amazones doivent être différenciées de leurs homologues Caucasiennes. On dit qu’elles habitaient une île du lac Tritonis et qu’elles sont les fondatrices de la ville de Chersonèse. Ces Amazones, vêtues de peaux de serpent, s’allièrent à Dionysos. Leur reine, Myrina, prenant la tête d’une immense armée, marcha contre la ville de Cerné dont elle finit par s’emparer. Tous les hommes de la ville furent massacrés, alors que les femmes et les enfants furent réduits en esclavage. Les Amazones rasèrent les murs de la ville. Myrina fit construire une nouvelle ville et la fit protéger contre les attaques de la tribu voisine des Gorgones. Au lendemain d’une bataille victorieuse, alors que les Amazones et les habitants de la ville célébraient leur victoire, les Gorgones les attaquèrent par surprise et massacrèrent les troupes de Myrina. Celle-ci parvint à s’échapper et à passer en Egypte, où elle rencontra le dieu Horus, fils d’Isis et d’Osiris. Ayant constitué une nouvelle armée, elle envahit l’Arabie où elle fonda plusieurs villes : Cycmé, Pitané, Priène… Elle s’empara également de plusieurs îles égéennes, dont Lesbos, où elle fit bâtir la ville de Mithylène. Myrina fut finalement vaincue et tuée par le roi de Thrace Mopsos et son allié, Sipylos. Les Amazones se replièrent alors sur la Libye.

 

Eric TIMMERMANS.©

Bruxelles, le 18 janvier 2011.

 

Sources : Dictionnaire de la mythologie grecque et latine, Odile Gandon, Hachette Livre, 2000 / Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Joël Schmidt, Larousse, 1965 / Grand dictionnaire des symboles et des mythes, Nadia Julien, Marabout, 1998.

 

 

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12 janvier 2011 3 12 /01 /janvier /2011 17:45

 

 

1. Un druide malfaisant.

 

Sorcier, poète, druide malfaisant de la tradition celtique d’Irlande que l’on surnomme L’Importun d’Ulster. Athirne possède d’immenses pouvoirs magiques, dont celui de lancer le geis, (terme gaélique difficilement traduisible qui peut signifier « tabou », « sortilège » ou encore « satire ») de destruction et de déshonneur. Athirne utilise ses pouvoirs pour faire le mal et terroriser tous les rois ou les héros d’Irlande afin de leur extorquer des richesses et des biens en quantité : or, argent, faveurs, femmes… Athirne incarne les abus qui pourraient être commis par la classe sacerdotale druidique du fait de la primauté du pouvoir spirituel sur le pouvoir temporel, du druide sur le roi, du sacré sur le laïque, en vigueur dans le monde celtique ancien. Il est l’exemple de ce que le druide ne doit pas faire, incarnant les abus dont la classe sacerdotale doit se garder, celle-ci devant s’abstenir d’abuser de sa situation privilégiée pour acquérir avantages et biens matériels. En agissant ainsi, le druide trahirait sa fonction, ce que ne manque pas de faire Athirne !

 

2. Athirne dans les récits irlandais.

 

2.1. Dans le récit du Siège de Dun Etair, Athirne enlève « trois fois cinquante » reines et femmes de chefs du Leinster, dont la reine Buân, épouse du roi Mesgegra, qu’Athirne obligera à se donner à lui. Une guerre éclatera ensuite entre les Ulates (=gens d’Ulster, compatriotes d’Athirne) et les gens du Leinster.

 

2.2. Dans le récit de la Courtise de Luaine, Athirne et ses deux fils se rendent chez Luaine dès qu’ils apprennent ses fiançailles avec le roi d’Ulster Conchobar. Les trois personnages la menacent des pires maux si elle refuse de se donner à eux. Comme elle refuse, ils la font mourir de honte, Athirne lui envoyant une malédiction nommée glam dicin.

 

2.3. Il existe deux versions de la mort d’Athirne. La première, qui fait suite à l’histoire de Luaine, voit le roi d’Ulster Conchobar faire exterminer Athirne et sa famille dont il fera également brûler la forteresse. Dans la seconde version, c’est Mesgegra, dont Athirne avait enlevé et violé l’épouse, Buân, qui tue Athirne. Mais ensuite, les Ulates tueront à leur tour Mesgegra pour venger le Druide Noir d’Ulster.

 

 

Eric TIMMERMANS.

Bruxelles, le 12 janvier 2011.

 

 

Sources : Essais de dictionnaire des dieux, héros, mythes et légendes celtes, Fascicule 1, Claude Sterckx, 1998 / L’épopée celtique d’Irlande, Jean Markale, Petite Bibliothèque Payot, 1971 / Nouveau dictionnaire de mythologie celtique, Jean Markale, Pygmalion, 1999.

 

 

 

 

 

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11 janvier 2011 2 11 /01 /janvier /2011 18:06

 

 

 

1. Janus, roi du Latium.

 

Janus est l’un des plus grands dieux du panthéon romain. Il possède même une certaine prééminence sur Jupiter. On dit de Janus qu’il serait arrivé dans la Péninsule italique avec une flotte et qu’il se serait établi dans le Latium, où il aurait bâti la forteresse du Janicule. Il aurait alors régné sur le Latium et accueilli Saturne chassé des cieux. Pour remercier son bienfaiteur, Saturne aurait transmis à Janus le don de la « double science », à savoir la connaissance du passé et de l’avenir.

 

2. Janus Bifrons.

 

Voilà pourquoi Janus est généralement représenté avec deux visages tournés en sens contraires. Dans un premier temps, Janus fut représenté avec un visage barbu et un autre imberbe, symbole du Soleil et de la Lune. Ultérieurement, les deux visages furent dotés d’une barbe. Ovide, quant à lui, prétend que si Janus possède deux visages, c’est parce qu’il règne sur la Terre comme sur les Cieux, toutefois Janus possède d’autres attributions. Il est ainsi le dieu gardien des portes et des fenêtres, toute porte ou fenêtre « regardant de deux côtés », s’ouvrant et se fermant. A l’occasion d’une déclaration de guerre, les Romains ouvraient les portes de son sanctuaire, pour indiquer que Janus était parti combattre. Lorsque la paix revenait, les portes étaient refermées, ce qui montrait que le dieu avait regagné son sanctuaire et veillait à nouveau sur la cité. Des pièces de monnaie furent frappées à l’effigie de ce Janus Bifrons (=Janus à Deux Visages).

 

3. Janus Quadrifons.

 

Mais des pièces de monnaie du 2ème siècle de l’ère chrétienne, représentent aussi Janus avec quatre visages : c’est Janus Quadrifons. Représenté de cette manière, Janus apparaît comme le dieu des quatre saisons et comme une divinité protectrice de l’année. De fait, ultérieurement, Janus devint le dieu du commencement de toute chose : le premier mois de l’année, le premier jour de chaque mois, le début de chaque heure, le début de la vie humaine. Aujourd’hui encore, notre année calendaire commence par le mois de janvier qui vient de Januarius et est donc un souvenir de Janus.

 

4. A savoir également.

 

4.1. Si, représenté avec quatre visages, Janus n’est pas sans rappeler le dieu hindou Brahma, Janus Bifrons, lui, est à rapprocher du dieu védique Agni, également représenté avec deux visages, du fait, notamment, qu’il préside à la création du monde, de même qu’à sa dissolution.

 

4.2. Le petit temple de Janus, fondé par Numa et qui se présentait plutôt comme un passage, se trouvait sur le Forum de Rome.

 

4.3. Janus tient une clé dans sa main droite. Un autre de ses attributs est la baguette du potier.

 

4.4. Certaines sources envisagent l’hypothèse d’un Janus qui ne serait, à l’origine, qu’une divinité spécifiquement romaine symbolisant la surveillance de la ville et les trafics sur le Tibre, en amont, comme en aval, et non un dieu cosmogonique.

 

4.5. Le culte de Janus est souvent associé à celui de Vesta.

 

4.6. Des devins romains qui se prétendaient descendants de Janus et nommés Janides, interprétaient l’avenir sur la base des peaux de victimes sacrificielles animales.

 

4.7. Le christianisme finit par interdire la fête de Janus en 567, par le canon 22 du Concile de Tours.

 

4.8. On retrouve, en démonologie chrétienne, un être nommé Bifrons qui, de toute évidence, tire son nom de Janus Bifrons.

 

Eric TIMMERMANS ©

Bruxelles, le 11 janvier 2011.

 

 

Sources : Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Joël Schmidt, Larousse, 1965 / Dictionnaire historique de l’Egypte, Pierre Norma, Maxi-Poche Histoire, 2003 / Encyclopédie de la mythologie, Editions Sequoia, 1962 / Grand dictionnaire des symboles et des mythes, Nadia Julien, Marabout, 1997.

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6 janvier 2011 4 06 /01 /janvier /2011 17:44

 

 

 

 

1. Apollon Grannos.

 

Aspect de l’Apollon celtique, Grannos est un dieu solaire qui fut particulièrement vénéré comme guérisseur et restaurateur de la vitalité. Il est parfois titré Amarcolitanos, Mogounos ou Mogons.

 

2. Grannos en Gaule.

 

Apollon Grannos est bien attesté en Gaule.

 

Ainsi le retrouve-t-on à Limoges (Haute-Vienne), par une dédicace découverte sur une bouche d’aqueduc commémorant une fête des Dix Nuits d’Apollon Grannos. Cette fête peut avoir été une commémoration de la naissance du dieu, analogue à celle de l’Apollon classique qui intervint après neuf jours d’un terrible accouchement ou encore, à celle de l’Irlandais Fior, associée aux neuf jours durant lesquels les Ulates se trouvent aussi faibles qu’une femme en couches.

 

Mais si nombre de sanctuaires furent dédiés à Grannos, pour la plupart des sanctuaires de sources, le dieu était plus particulièrement vénéré dans la ville d’Andésina (actuellement Grand, dans les Vosges). Les eaux des sources consacrées à Grannos ont la réputation de pouvoir devenir bouillantes afin de châtier les coupables de parjure. Cette punition des parjures permet d’établir un rapprochement entre Grannos et le dieu irlandais Aonghus (ou Oengus), un aspect irlandais d’Apollon

 

En Auvergne, le folklore rural a conservé jusqu’au début de ce siècle la coutume de promener, le premier dimanche du Carême, des brandons allumés dans les champs et les vergers en chantant un vieux refrain invoquant Grannos pour la fertilité de l’année.

 

Grannos est associé à la déesse Thirona.

 

3. Grannos en Europe.

 

Bien attesté en Gaule, comme nous venons de le voir, Grannos l’est également dans d’autres régions d’Europe, ainsi en Dacie (Roumanie) et en Hispanie (Péninsule ibérique).

 

Il est nommé Apollon Grannos Phoebus à Trèves (Rhénanie-Palatinat), et sa parèdre, Thirona, est une fois associée à Apollon Sol (Soleil) à Vienne (Basse-Autriche).

 

En outre, Grannos a peut-être survécu dans le folklore anglais médiéval sous la forme du poulain Grant.

 

 

Eric TIMMERMANS.

Bruxelles, le 6 janvier 2011.

 

Sources : Des dieux celtes aux dieux romains, P. Cattelain – C. Sterckx, Editions du CEDARC, 1997, p.30, 31, 50 / Essai de dictionnaire des dieux, héros, mythes et légendes celtes, fascicule 1, Claude Sterckx, 1998, p. 35, 85 à 87, 108, 126.

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4 janvier 2011 2 04 /01 /janvier /2011 21:50

 

 

 

 

1. Apollon, dieu solaire de la Grèce.

 

Apollon (Apollyon, en grec) est l’un des dieux les plus influents de l’Antiquité. Selon certaines traditions, il était primitivement le dieu du Soleil, selon d’autres, le titre de Phébus-Apollon (en grec : Phoïbos, « brillant »), ne lui fut attribué que vers le 6e s. avant l’ère chrétienne. A Rome, le dieu Sol fut assimilé à Apollon, le culte de ce dieu y était donc célébré sous le nom de Phébus-Apollon. Lumineux, Apollon est le dieu aimable, le dieu du « Bien » et du « Beau », celui qui vient en aide à l’homme en péril, celui qui soulage les consciences chargées et donne le repos, celui qui dissipe les ténèbres et aide à distinguer le Vrai du Faux. Sous cet aspect lumineux, Apollon incarne également la Jeunesse, la Sagesse, le Raisonnement, la Pensée et la Méditation. Il est aussi Celui qui forme la personnalité. Dieu du Beau, Apollon est aussi, sous son aspect de Musagète, le dieu des Arts, et notamment de la Musique et de la Poésie. Il est le « Conducteur des Muses ».

 

2. Apollon, un dieu terrible.

 

Dieu solaire et lumineux, Apollon possède également un aspect obscur et terrible. Il est alors Destructeur et sème la Mort. Il apparaît comme le dieu du châtiment foudroyant et toutes les morts subites passent pour résulter de ses traits vengeurs. Il peut condamner l’humanité à une morte lente et horrible, en lui envoyant la peste. Dans l’Iliade, il est dit que ce sont les flèches d’Apollon qui provoquent l’épidémie de peste dans le camp grec, de même que la dispute fatale qui s’en suivit entre Agamemnon et Achille. Dieu terrible, Apollon punit et frappe les téméraires et les orgueilleux.

 

3. Les origines d’Apollon.

 

Apollon naquit dans l’île aride d’Ortygie (la future Délos), des amours de Léto (Latone, pour les Romains) et de Zeus. De cette union naquit également Artémis, sœur jumelle d’Apollon. Léto/Latone est la fille du Titan Coeos et de la Titanide Phoibê. Elle trouva refuge dans l’île d’Ortygie afin d’échapper à la jalousie d’Héra, l’épouse légitime de Zeus, qui envoya contre elle le serpent Python. C’est dans cette île qu’après un accouchement long et difficile (Héra et Illythie ayant refusé d’aider à la délivrer), Léto mit au monde Apollon et Artémis. Léto souffrit donc neuf jours et neuf nuits les douleurs de l’enfantement et ne mit finalement au monde ses deux enfants qu’après l’arrivée d’Illythie, après qu’elle se soit enfin laissé fléchir. Artémis naquit la première et aida sa mère à accoucher d’Apollon. A ce moment, l’île d’Ortygie fut fixée au fond de la mer par quatre colonnes et la végétation perça son sol aride. C’est alors (ou au moment où Apollon et Artémis quittèrent l’île) qu’Ortygie prit le nom de Délos (=la Brillante, Celle qui apparaît dans la lumière). Elle devint l’une des plus célèbres et des plus fertiles îles des Cyclades. A sa naissance, à laquelle tous les dieux assistèrent, à l’exception d’Héra, Apollon reçut de Zeus une mitre d’or et un char attelé de cygnes. De Zeus, il reçut en outre, de même que sa sœur, un arc et des flèches fabriqués spécialement pour eux par Héphaïstos.

4. L’enfance d’Apollon et le départ de Délos.

 

Apollon eut comme nourrice la déesse Thémis qui le nourrit de nectar, grâce à quoi, en quelques jours seulement, il atteignit l’âge de l’adolescence. Durant cette période, Apollon construisit un autel au bord du lace de Délos, à l’aide des cornes concassées des chèvres tuées par sa sœur sur le mont Cynthe. Arrivés à maturité, Apollon et Artémis, équipés de leurs armes, quittèrent l’île où ils étaient nés. Ils prirent la route du pays des Hyperboréens où ils séjournèrent un an. Ils partirent ensuite pour la région du mont Parnasse, le pays de Delphes, où débutera vraiment la légende d’Apollon.

 

5. Le meurtre de Python et l’oracle de Delphes.

 

Apollon partit à la recherche du serpent Python qui avait persécuté sa mère et qui vivait dans une caverne du mont Parnasse. Lorsqu’il eut tué Python, Apollon, toujours accompagné d’Artémis, dut s’exiler à proximité du mont Olympe, dans la vallée de Tempé, où coule un fleuve purificateur. Là, Apollon put se purifier du meurtre de Python. Le dieu revint ensuite à Delphes en empruntant une « voie sacrée » qui sera suivie plus tard par les processions, à l’occasion de la fête de Septeria, célébrée tous les neuf ans en souvenir du meurtre de Python par Apollon. En outre, afin de se réconcilier avec Gaïa, mère de Python, Apollon institua les Jeux Pythiques, cérémonies sportives et religieuses données en l’honneur du serpent défunt. Par la suite, il fit revivre l’ancien oracle qu’il confia à une prêtresse. Celle-ci prit le nom devenu célèbre de « Pythie de Delphes ». Apollon apparaît également comme le dieu de la Divination et des Prophéties. C’est en son nom que parle la « Pythie de Delphes », de même que les Sibylles qui pratiquaient la prophétie par les songes, la plus célèbre d’entre elles étant Manto. Et voici comment Apollon trouva ses prêtres. Le dieu prit la forme d’un dauphin et rejoignit sous cette forme un bateau crétois qui croisait au large. Il indiqua à l’équipage le plus court chemin pour atteindre le rivage. Les hommes ayant accosté, Apollon reprit son apparence divine, initia les voyageurs aux secrets divins et en fit ses prêtres. C’est ainsi que le nom de Delphes fut donné au sanctuaire en référence au nom grec du dauphin, delphis. On vint consulter l’oracle de Delphes jusqu’à l’époque romaine.

 

6. Admète, architecte de Delphes.

 

Lorsqu’il eut construit le temple de Delphes, Admète, l’un des plus célèbres architectes légendaires de la Grèce antique, reçut d’Apollon cette consigne : se livrer six jours durant à la joie de vivre. Au septième jour il serait récompensé par le dieu qui lui accorderait la Mort. Celle-ci, dit Apollon, est le plus grand bienfait qui put être offert à un mortel.

 

7. Cassandre, Castalie et les autres conquêtes d’Apollon.

 

Cassandre, la fille de Priam, le roi de Troie, se fit initier par Apollon à l’art de la divination, en échange de la promesse qu’elle se donnerait à lui. Mais après avoir obtenu le don en question, Cassandre se refusa au dieu. Pour la punir de ce parjure, Apollon lui jeta un sort : personne, jamais, ne croirait ses prédictions. Une jeune fille, nommée Castalie, à laquelle Apollon faisait une cour pressante, se jeta dans une rivière et se transforma en source. Cette source, on peut encore la voir aujourd’hui à Delphes. Elle porte toujours le nom de Castalie et est réputée donner l’inspiration aux poètes. Les conquêtes féminines d’Apollon sont innombrables. Il aima des mortelles, des nymphes (Cyrène, Daphné, Clytia, Chioné, Hyrie…), de même que quelques jeunes éphèbes. Retenons encore qu’Apollon séduisit Coronis, fille du roi des Lapithes Phlégias, alors qu’elle prenait son bain dans un lac de Thessalie. De leur union naquit le dieu de la médecine Asclépios.

 

8. Apollon : temples et sites sacrés.

 

Outre Ortygie-Délos, lieu de sa naissance, et Delphes, où son oracle révéla souvent les volontés divines aux prêtres qui les interprétaient, Apollon était invoqué dans de nombreuses cités. Nous retiendrons Abae, en Phocide ; Acraephia ; Andesina (actuellement Grand, dans les Vosges, localité française qui tire son nom d’un aspect de l’Apollon : Grannos ; Andesina était extrêmement renommé dans tout le monde romain et tenu pour un des plus beaux sanctuaires existants ; Caracalla et Constantin Ier vinrent s’y soumettre à des incubations, dans l’espoir d’y recevoir en songe les oracles du dieu Apollon Grannos ; plusieurs documents, dont des tablettes zodiacales, attestent les pratiques oraculaires qui s’y déroulaient); Bassae ; Claros, près de Colophon ; l’île de Lemnos (au Solstice d’été, tous les feux devaient être éteints, huit jours avant d’être rallumés exclusivement par le feu rapporté par le vaisseau sacré de Délos, où il avait été recueilli sur l’autel d’Apollon) ; Milet (les Branchides) ; Thèbes ; Troie, dont Apollon, selon la tradition, aida Poséidon à construire les murs.

 

9. Apollon, esclave de Laomédon.

 

Voici comment Apollon et Poséidon en vinrent à construire les murs de Troie. Apollon fut momentanément chassé de l’Olympe par Zeus, avec son oncle Poséidon, pour avoir participé à un complot organisé par Héra qui, lassée des infidélités de son époux volage, avait décidé de l’enchainer pour l’empêcher de courir les femmes par ciel et terre ! Suite à cet événement, Zeus, furieux, exila Apollon et Poséidon sur la terre, comme esclaves d’un mortel nommé Laomédon, le roi de Troie. Poséidon construisit les murs de la ville, pendant qu’Apollon en gardait les troupeaux. Mais lorsqu’ils eurent terminé leurs tâches respectives, Laomédon refusa de payer ses divins serviteurs et menaça même de leur couper les oreilles comme à n’importe quel autre esclave révolté ! Aussi, les dieux recouvrèrent-ils immédiatement leur puissance et leur apparence véritables, avant de provoquer des cataclysmes qui frappèrent tout le pays de Troie. Un monstre dévasta la région tandis que la peste s’abattait sur ses habitants. Seul Héraklès put libérer Troie de ces terribles calamités.

 

10. Les multiples noms d’Apollon.

 

-Actios (ou Actius) : le nom est expliqué au point 11.

 

-Agyieus : on a donné ce nom à Apollon parce qu’à l’origine on donnait au dieu la forme d’un pilier conique. Les statues d’Apollon ont ensuite conservé cette forme.

 

-Alexikakos : le Secourable, le Chasseur des calamités.

 

-Argurotoxos : le Dieu à l’Arc d’Argent.

 

-Chrysocome : le Dieu de l’Aurore.

 

-Citharède : le Joueur de Cithare.

 

-Hecatebolos : « Celui qui frappe loin ». Référence aux traits vengeurs que lance le dieu. Ils peuvent causer la mort subite et sont comparés aux rayons du soleil. Ils peuvent également provoquer la guérison.

 

-Iatromantis : le Devin Médecin.

 

-Lycien : en tant que gardien des troupeaux, le dieu est nommé Apollon Lycien, c’est-à-dire protecteur des troupeaux contre les loups (lycos = loup). Nous avons vu Apollon tenir ce rôle dans l’histoire du roi Laomédon. C’est également lorsqu’il gardait des troupeaux qu’il fit la rencontre du jeune dieu Hermès. Celui-ci s’empara d’une partie des animaux que gardait Apollon. Après l’avoir retrouvé et s’être mis brièvement en colère contre le jeune dieu, Apollon fut charmé par les sons qui s’échappaient d’un nouvel instrument de musique dont Hermès venait de faire l’invention : la lyre. Voilà comment les deux dieux devinrent amis.

 

-Musagète : conducteur des Muses.

 

-Parnopius : le Protecteur contre les insectes et particulièrement, contre les sauterelles. Sous cet aspect Apollon avait pour emblème une cigale d’or, cet insecte ne se manifestant que lorsque les rayons du soleil sont particulièrement chauds.

 

-Phoibos : le Brillant, le Doré.

 

-Pythios : le Tueur du serpent Python, le Vainqueur du Dragon.

 

-Sauroctone : le Tueur de Lézards.

 

-Sminthée (ou Sminthien) : l’Exterminateur de Rongeurs (rats, souris). En Asie mineure, en tant que divinité solaire, Apollon faisait murir le blé et les premières récoltes lui étaient consacrées. En tant que dieu agraire, on l’invoquait logiquement pour protéger les récoltes des rongeurs, tant contre les rats que contre les souris. Or, la souris était l’animal symbole du dieu cananéen Esmun, dont dérive le nom de Sminthée (Smin-thée = dieu Esmun).

 

-Sôter : le Sauveur.

 

-Xanthos : le Dieu Blond.

 

11. Apollon en Italie.

 

Apollon est notamment connu, nous l’avons dit, sous le nom d’Actios. Au lendemain de la bataille d’Actium, un temple fut élevé sur le Palatin par l’empereur Auguste, en l’honneur d’Apollon Actius. En Italie, le culte d’Apollon était primitivement populaire chez les Etrusques, puis se répandit chez les Romains, surtout après la bataille d’Actium (2 septembre de l’année 31 avant l’ère chrétienne), qui est situé non-loin de Corfou. Au cours de cette bataille, Octave, le petit-neveu de Jules César, parvint à vaincre Marc-Antoine et Cléopâtre. L’empereur Auguste considérant qu’il devait sa victoire à Apollon, fit élever en son honneur le temple d’Apollon Actius, centre religieux de l’Acarnanie.

 

12. A savoir également.

 

12.1. Thésée, vainqueur du Minotaure, institua les Apollonies dans l’île de Délos. Le premier et le septième jour de chaque mois étaient consacrés à Apollon et au cours des différentes fêtes qui étaient consacrées au dieu, on chantait le paean, un hymne tout particulièrement consacré à Apollon.

 

12.2. Il peut arriver qu’Apollon soit représenté sous la forme d’un taureau.

 

12.3. Apollinaris est le nom scientifique de la jusquiame, et en gaulois, cette plante est nommée Belenuntia et renvoie au nom d’un des aspects de l’Apollon celtique, Bélénos.

 

12.4. Le laurier est l’arbre sacré d’Apollon.

 

12.5. Dans l’Apocalypse de Jean, le nom d’Abaddon, l’Ange exterminateur, est parfois remplacé par celui d’Apollyon, qui n’est autre que le nom du grand dieu grec. La volonté chrétienne de discréditer le grand dieu solaire en l’assimilant à l’Ange de la Mort est évidente.

 

13. Visualisation.

 

13.1. Sur une ancienne céramique grecque du 7e siècle avant l’ère chrétienne, Apollon est représenté sous l’aspect d’un joueur de lyre. Et sur un plat attique datant de 450 avant l’ère chrétienne, conservé au Musée de Boston, le dieu apparaît également dans son rôle d’inspirateur des Muses. Durant la Renaissance, Apollon sera souvent représenté sous les traits d’Apollon Musagète.

 

13.2. Sur un plat attique d’environ 490 avant l’ère chrétienne, conservé à Munich, on peut voir Apollon archer (Argurotoxos ou Hecatebolos) accompagné d’Artémis. Durant l’époque médiévale, Apollon sera souvent représenté en archer.

 

13.3. Dans les sculptures d’environ 500 avant l’ère chrétienne, réalisées dans le style de Phidias, Apollon figure dans le rôle de chasseur des calamités (Alexikakos).

 

13.4. On connaît un Apollon Sauroctone d’après Praxitèle, datant du 4e siècle avant l’ère chrétienne.

 

13.5. L’Apollon du Belvédère, à Rome, datant du 4e siècle avant l’ère chrétienne, est considéré comme le plus pur modèle de la culture hellénique.

 

13.6. La plus célèbre représentation d’Apollon est, sans conteste, le « Colosse de Rhodes », l’une des sept merveilles du monde antique. Il fut exécuté par Charis, élève de Lysippe et sa hauteur était de trente mètres. Cette immense statue servait de phare à l’entrée du port et les bateaux passaient entre ses jambes. Le colosse ne subsista cependant qu’une vingtaine d’années : il fut détruit par un tremblement de terre, environ 300 ans avant l’ère chrétienne.

 

13.7. Citons encore l’Apollon de Véies, une représentation en terre cuite d’Apollon, mystérieuse et démoniaque ( ?), d’origine étrusque. Elle date du 6e ou du 5e siècle avant l’ère chrétienne.

 

Eric TIMMERMANS.©

Bruxelles, le 4 janvier 2011.

 

 

Sources : Dictionnaire de la mythologie grecque et latine, Odile Gandon, Livre de Poche, 1992 / Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Joël Schmidt, Larousse, 1965 / Encyclopédie de la mythologie, Sequoia, 1962 / Grand dictionnaire des symboles et des mythes, Nadia Julien, Marabout, 1998.

 

 

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 15:27

 

 

 

 

1. La Terre nourricière primordiale.

 

Le nom de Gaïa (ou Géa, Gaea, Gé) désigne la « Terre ». Plus précisément, selon Hésiode, Gaïa personnifie la Terre en formation. Il est dit qu’elle est la plus ancienne des divinités grecques et qu’elle émergea du néant immédiatement après le Chaos.Terre-Mère, Gaïa est l’origine féconde de tout, elle est la Mère-Nourrice, celle dont vient toute vie et à laquelle toute vie retourne après la mort. Elle est la terre primordiale, certes encore inculte, mais féconde et nourricière.Gaïa occupe une place considérable dans les cultes grecs et romains, et Déméter, déesse des Moissons, lui est souvent associée.

 

2. Ouranos.

 

Gaïa engendra seule Ouranos (=le Ciel). Celui-ci, allongé sur Gaïa, ne cessa ensuite de la féconder. Ouranos est donc à la fois le fils et l’époux de Gaïa, mais il haïssait ses enfants que, sans répit, il engendrait avec la déesse. Ainsi exigeait-il de Gaïa qu’elle les garde dans son ventre. Gaïa et Ouranos, premier couple divin, engendrèrent les Titans –en tant que mère des Titans, Gaïa prit le nom de Titeia-, les Titanides, les trois premiers Cyclopes, les trois Hécatonchires (=géant aux cent bras). Avec un autre de ses fils, Pontos (=le Flot), Gaïa conçut les divinités marines, dont Nérée et Thaumas.

 

3. Cronos.

 

N’en pouvant plus de garder en elle sa nombreuse progéniture –outre la descendance déjà citée on compte également les Harpyes, les Géants, les Erinnyes, Python, Echidna, Charybde, de même que Typhon, fruit de son union avec le Tartare- elle aida son fils Cronos, son dernier-né, à émasculer son père Ouranos en lui fournissant une faucille, et ce afin de se libérer de son emprise. Cronos prit alors le pouvoir et partagea avec les autres Titans, l’empire du monde.

 

4. Les Olympiens.

 

Lorsque les dieux olympiens, enfants de Cronos, finirent, emmenés par Zeus, par vaincre les Titans, Gaïa, qui apparaît donc comme la grand-mère des dieux olympiens, n’en fut pas moins admise parmi eux. Mais, dans le nouvel ordre divin, Gaïa restait inquiétante, représentant l’ordre ancien, primitif et sauvage, celui de la nature indomptée, le visage terrible d’un monde passé libre et incontrôlé.

 

5. Les oracles.

 

On vénérait Gaïa dans de nombreux sanctuaires. On disait d’elle qu’elle inspirait les oracles, et ce jusque dans le temple d’Apollon, à Delphes, où les fumées montant des profondeurs de la Terre (=Gaïa) donnaient à la Pythie son pouvoir prophétique et divinatoire.

 

6. Visualisation.

 

Gaïa est parfois représentée sous l’aspect une femme vêtue surgissant de la terre, sous les traits d’une déesse assise (face ouest du Parthénon) tenant un enfant sur les genoux qui ne serait autre que Thalassa (=la Mer) ou encore en tant que mère suppliant pour que l’on épargne la vie des Géants, ses enfants (coupe d’Aristophane, 5e s. avant l’ère chrétienne). Sur certains sarcophages, Gaïa ressemble à Cybèle. Elle est aussi représentée sur l’autel de Pergame (200 ans avant l’ère chrétienne).

 

7. Une déesse terrible et colérique.

 

Les Romains assimilèrent Gaïa à Tellus (=la Terre fertile) dont nous vient le mot « tellurique ». Ainsi dit-on que les colères de Gaïa produisent les séismes et les cataclysmes destructeurs. Le christianisme a fait du nom de Gaïa un synonyme de « sorcière », « stryge » ou « lamie ». Cette explication nous semble plus probable, notamment en raison de l’habitude chrétienne visant à stigmatiser les aspects de l’ancienne Déesse-Mère en tant que « Reine des sorcières », que celle avancée par Roland Villeneuve (Dictionnaire du Diable, Omnibus, 1998, p.388) qui établit une relation entre le nom de Gaïa et celui d’un certain Gaïanus, chef de l’hérésie eutychienne au 6e siècle.

 

Eric TIMMERMANS.©

Bruxelles, le 29 décembre 2010.

 

 

Sources : Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Joël Schmidt, Larousse, 1965 / Dictionnaire de la mythologie grecque et latine, Odile Gandon, Livre de Poche Jeunesse, 1996 / Dictionnaire du Diable, Roland Villeneuve, Omnibus, 1998 / Encyclopédie de la mythologie, Sequoia, 1962 / Grand dictionnaire des symboles et des mythes, Nadia Julien, Marabout, 1997.

 

 

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 13:31

 

 

 

 

1. Cathbad : une présentation.

 

Druide-guerrier, dieu-druide ou dieu-magicien, Cathbad est l’un des druides mythiques les plus célèbres de la tradition celtique irlandaise. C’est de l’union de Ness et de Cathbad que naquit le roi d’Ulster Conchobar. Cathbad apparaît, en outre, dans plusieurs récits mythologiques irlandais où il tient généralement le rôle de sage et de conseiller de son fils, Conchobar. En outre, Cathbad est non-seulement druide, guerrier et prophète, mais il est également le précepteur du célèbre héros d’Ulster, Cûchulainn.

 

2. Cathbad dans les récits mythiques irlandais.

 

2.1. Dans le récit de la Naissance de Conchobar, Cathbad tue les douze tuteurs de Ness. Cette dernière partit à la recherche de leur assassin afin de les venger. Elle retrouva Cathbad, mais celui-ci parvint à l’obliger à se marier avec lui. Il existe toutefois deux versions à cette histoire. La première dit que Cathbad a obligé Ness à boire un bol d’eau dans lequel se trouvait deux vers qui la féconderont. La seconde prétend simplement que la naissance de Conchobar résulte de l’union de Cathbad avec Ness. La naissance du roi d’Ulster n’en est pas moins extraordinaire, puisqu’il est précisé que la grossesse de Ness dura trois ans et trois mois. Le mariage de Cathbad et de Ness, quant à lui, ne dura guère.

 

2.2. Dans le récit de la Naissance de Deirdré, Cathbad prophétise, par un chant poétique, la naissance de Deirdré qu’il nomme et décrit dans toute sa beauté. Mais il prédit également que Deirdré serait la cause de la mort de beaucoup d’hommes d’Ulster, sinistre prédiction qui devait effectivement se réaliser.

 

2.3. Dans le récit de la Courtise de Luaine, Cathbad avertit les Ulates (=hommes d’Ulster) que les pouvoirs du druide malfaisant Athirne étaient bien trop importants et que, pour leur malheur, ledit Athirne leur enverrait des « bêtes de proie » qui ont pour noms Satire, Disgrâce, Honte, Malédiction, Feu et Parole amère. Athirne fut effectivement à la source de bien des malheurs en Irlande.

 

2.4. Dans le récit des Enfances de Cûchulainn, c’est le druide Cathbad qui, ayant eu une vision prophétique, donnera à Sétanta le nom de Cûchulainn (ou Cû-Chulainn), ce qui signifie le « chien de Culann ». Cûchulainn deviendra le premier des héros d’Ulster.

 

2.5. Dans le récit de l’Ivresse des Ulates, Cathbad est le druide qui demande à Fintan de céder à Conchobar, durant un an, un tiers de la province qui lui revient de droit. Dans le même récit, il est signalé que les Ulates devaient respecter deux tabous : « Chez les Ulates, il y avait un tabou : aucun d’eux ne devait parler avant le roi ; et il y avait un autre tabou sur le roi : il ne devait pas parler avant ses druides. » Au cours d’une séance, Conchobar se leva, les Ulates se turent et Cathbad posa une question au roi. Le roi lui répondit en invitant l’assistance à continuer la fête chez Cûchulainn. Chemin faisant, les Ulates se perdirent et arrivèrent bientôt à Temair Luachra, forteresse du Connaught, qui était gardée par deux druides, Crom Deroil et Crom Darail. Ce récit tend à souligner la primauté de la classe sacerdotale druidique sur la classe aristocratique et guerrière, qui prévalait dans la société celtique ancienne.

 

2.6. Dans le récit de la Mort de Cûchulainn, Cathbad tente de convaincre Cûchulainn que les trois filles de Calatin essaient de lui tendre un piège. De fait, elles suscitent à ce moment des bruits de combat avec des végétaux ensorcelés par leurs pouvoirs druidiques et elles déclarent d’aileurs que « dans ces armées, il n’y a pas d’hommes, il n’y a pas de troupes, ce sont des herbes et des feuilles. » Cûchulainn, toutefois, ne voudra rien entendre et partira vers son destin. Avant de lui faire ses adieux, Cûchulainn fera part à Cathbad de ses dernières volontés, puis ira succomber sous les coups des pouvoirs magiques des filles de Calatin.

 

 

Eric TIMMERMANS.©

Bruxelles, le 22 décembre 2010.

 

 

Sources : Dictionnaire historique des Celtes, Pierre Norma, Maxi-Poche Histoire, 2003 / L’épopée celtique d’Irlande, Jean Markale, Petite Bibliothèque Payot, 1973 / Nouveau dictionnaire de mythologie celtique, Jean Markale, Pygmalion, 1999.

 

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 20:31

 

 

1. Le Maître du Ciel.

Varuna est une figure éminente du panthéon védique, où, à lorigine, il prenait le rang de dieu unique et tout-puissant, possédant la puissance créatrice. Il est le gardien de lOrdre universel, de lOrdre cosmique (=rita), et représente son autorité formelle, statique. On le perçoit comme un roi ombrageux, dont les desseins sont impénétrables et les décrets, imprévisibles. Varuna représente le destin, les lois mystérieuses qui nous guident vers l’inconnu, l’inattendu. Il surveille le déroulement des sacrifices, il approuve et sanctionne. Dans les Veda, Varuna –que l’on vénère à Ceylan (Sri Lanka) sous le nom d’Upulvan- est encore nommé le « Grand Asura », référence au temps où les Asura étaient encore considérés comme des êtres célestes bénéfiques avant d’être assimilés plus tard à des « anti-dieux ». Varuna fut vénéré par « des peuples de langue aryenne des époques indo-iranienne et indo-européenne. Il figure dans le plus ancien document connu à ce jour (vers 1400 avant J-C) où il soit fait mention d’un dieu aryen. » Il semble correspondre à la fois à Uranus (Ouranos), le père du dieu grec Cronos, et à l’Ahura Mazda des Iraniens. Certains commentateurs (Shri Aurobindo, notamment), ne voient toutefois là que conjecture.  

 

2. Parèdre et attributs.

 

2.1.. L’épouse de Varuna est Varunânî (ou Varunî), « déesse des liqueurs », née du Barattage de l’Océan de lait.

 

2.2. L’animal de Varuna est la tortue, symbole de stabilité.

 

2.3. Il est dit que l’arc Gândîva d’Arjuna des Pândava, fut donné à ce dernier par Agni, qui le tenait-lui-même de Varuna, qui l’avait reçu de Soma.

 

2.4. Dans l’art khmer (Cambodge), la monture de Varuna est, le plus souvent, le hamsa (oie ou canard céleste mythique), qui est également une monture de Brahma.

 

2.5. Les monstres marins Jalampa et Makara sont également des montures de Varuna.

 

2. Un dieu des eaux.

 

Varuna perdra peu à peu de sa puissance au profit, notamment, dIndra, en tant que maître du Ciel. De fait, il est dit qu’Indra fut le rival de Varuna, ancien souverain des dieux. On la ensuite cantonné dans le rôle de dieu des eaux, des océans, le Souverain des Eaux, le gardien ou régent de lOuest de lEspace (alors quIndra est gardien de lEst) et maître de la Nuit.

 

3. Un dieu magicien.

 

On attribue à Varuna un pouvoir magique : il est le maître de la Maya(=lIllusion), qui lui permet de créer toutes les formes du monde visible : « Le Véda indique par exemple que Varuna peut « frapper de stupeur » larmée des ennemis du roi à qui va sa faveur ; il peut aussi le dissimuler derrière des nuées quil suscite à cette fin, ou produire, pour récompenser qui lui plaît, des palais fabuleux, des pierres précieuses, de lor, etc. Quitte dailleurs à les faire disparaître si lheureux bénéficiaire vient à manquer à ses engagements. Dans de tels cas, on peut évidemment qualifier de « magiques » les manifestations « merveilleuses » que les dieux (et pas seulement Varuna) ont la capacité de produire. De là, parfois, la traduction de mâyâ par « magie ». Le danger cependant est alors de croire que les manifestations en question sont « illusoires » : cest oublier que dans une civilisation comme celle de lInde les pouvoirs des magiciens sont tenus pour bien réels. » (Varenne)

4. Un dieu lieur.

 

Varuna est aussi porteur dun lien, dun lacet qui lui permet denchaîner, de lier, voire de punir les coupables. Il est le maître des cordes et des nœuds. Il est « Celui qui lie ou qui ouvre ». Varuna, dieu lieur, lie le pécheur dans les lacs funestes (maladie, mort) quil tient en main, mais il lave le pénitent de son péché, grâce aux eaux lustrales dont il est le Seigneur. Il est aussi la faveur des dieux et il incarne tous les liens qui unissent les hommes aux dieux. En tant que dieu lieur, on peut également rapprocher Varuna du dieu celtique Oghma/Ogmios.

 

5. Trimurti.

 

5.1. Une Trimurti (ou triade) réunit Varuna, Mithra et Aryaman, ces deux dernières divinités étant également en relation avec la notion de serment, de pacte, par lequel on se trouve lié. Varuna et Mithra, sont aussi considérés comme deux des douze Aditya du panthéon védique. Ils sont les souverains des Asura védiques.

 

5.2. Varuna est aussi perçu comme lun des trois Principes souverains majeurs de lAutre Monde avec Daksha et Amha.

 

Eric TIMMERMANS.©

Bruxelles, le 16 décembre 2010.

 

Sources : Guide des religions, Dauphin, 1981 / Lempreinte sacrée du Bouddha, E.F.C. Ludowyk, Plon, 1958 / Les Cinq Livres de la Sagesse Pancatantra, Alain Porte, Editions Philippe Picquier / Le Védisme. Léveil de la spiritualité indienne. Bernard Baudouin. Editions de Vecchi, 1997.

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 17:33

 

 

 

 

 

Dans le récit irlandais de la Razzia des vaches de Cooley (ou Tain Bô Cualngé), un redoutable guerrier et magicien nommé Calatin, accompagné par ses vingt-sept fils, attaqua le grand héros d’Ulster Cûchulainn. Ce dernier se trouva dans une situation des plus délicates, car Calatin et ses fils avaient la réputation de combattre avec des armes empoisonnées et de ne jamais manquer leur cible. Toutefois, grâce à l’aide que lui apporta Fiacha, un des exilés d’Ulster, Cûchulainn trouva la force de massacrer tous ses adversaires. Ce que le héros ignorait, c’est que l’épouse de Calatin était sur le point de donner le jour à trois fils et trois filles.

 

La reine Medb de Connaught (=Conemara), dont la province était rivale de celle d’Ulster, éleva les enfants de Calatin dans la haine de Cûchulainn. Dans le récit de la Mort de Cûchulainn, il est dit que dans le but de leur enseigner la magie, Medb expédia les enfants de Calatin, en Ecosse, chez les Saxons, à Babylone et même jusqu’aux Enfers, où le forgeron Bhalcan leur fabriqua des armes. C’est ainsi que les six enfants de Calatin devinrent des sorciers et des sorcières muets et borgnes, « mutilations qualifiantes », qui, paradoxalement, devaient leur assurer une puissance magique accrue et le don de voyance.

 

Lorsqu’ils revinrent à Cruachan, chez Medb, celle-ci fit marcher son armée sur l’Ulster et envoya les enfants de Calatin à Emain Macha, capitale de l’Ulster, où se trouvait Cûchulainn. Ce sont les trois sœurs, sorcières de l’aspect le plus vil, qui, finalement, parvinrent à vaincre le héros ulate.

 

Elles suscitèrent contre Cûchulainn une bataille d’arbres fantastiques, mais sans succès. Elles le trompèrent ensuite pour le convaincre de prendre la route afin d’affronter les troupes de Medb. C’est sur la route de Tara, capitale royale de l’Irlande ancienne, que Cûchulainn fit finalement la rencontre funeste des trois filles de Calatin qui, à l’aide de poisons et de venins, préparaient un chien de lait sur des broches en sorbier dont le bois est réputé posséder d’importantes vertus magiques.

 

Or, Cûchulainn était tenu par deux règles qu’il ne pouvait en aucun cas transgresser : il ne pouvait refuser l’invitation à un repas et ne pouvait manger du chien -son nom signifie le « Chien de Culann », vu qu’après avoir tué le chien du forgeron Culann, le petit Setanta se vit dans l’obligation de le remplacer jusqu’à ce qu’il en ait élevé un autre, c’est pourquoi on lui donna le nom de « Cû (chien)-Culann (de Culann) » ; cette relation personnelle avec cet animal lui interdisait donc d’en manger- voilà donc Cûchulainn piégé.

 

A peine effleura-t-il la viande du chien que sa main se déssècha (dans une autre version, l’une des sorcières lança la broche contre le héros et le poison lui enleva la moitié de sa force).

 

Affaibli, Cûchulainn devint un gibier que ses nombreux ennemis traquèrent jusqu’à ce qu’ils parviennent à le tuer. Ce fut l’halali. Toutefois, avant de mourir, Cûchulain trouva la force de tuer les trois filles de Calatin.

 

 

Eric TIMMERMANS.

Bruxelles, le 2 décembre 2010.

 

Sources : L’épopée celtique d’Irlande, Jean Markale, Petite bibliothèque Payot, 1973 (p.102, 132-134).

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 19:20

 

 

 

 

 

 

1. Les origines d’Arès, dieu de la Guerre.

 

Arès, une divinité vraisemblablement d’origine thrace, est le dieu de la Guerre de la tradition hellénique, du moins partage-t-il cette fonction avec la déesse Athéna. Si cette dernière incarne l’aspect calculateur, « cérébral », de la guerre, Arès en représente l’aspect brutal, « musculaire ». Son comportement est agressif et violent, il aime les batailles et les carnages. Fils de Zeus et d’Héra, Arès est le frère d’Héphaïstos et d’Hébé, de même que le frère jumeau d’Eris, la déesse de la Discorde, qui lui sert si bien à pousser les combattants au massacre et qui anime en eux la haine et le désir du meurtre. Parmi les suivantes d’Arès on trouve Enyo (personnification grecque de la guerre comparable à la Romaine Bellone), Agôn (=la Bataille, le Combat), Déimos (=la Terreur), Phobos (= la Crainte) ou encore les terribles Kérès. Peu sont ceux qui apprécient Arès, que ce soit parmi les mortels ou parmi les dieux, même Zeus ne l’aime guère. Le dieu de la Guerre ne trouve finalement grâce qu’aux yeux d’Hadès, le dieu des Enfers, auquel Arès envoie périodiquement tant de victimes des guerres !

 

2. Arès, un dieu brutal et souvent ridicule…

 

Quoique puissant et brutal, Arès se retrouve bien souvent, du fait de son manque d’intelligence et de finesse, dans des situations piteuses et ridicules. Sans doute le ridicule associé à ce dieu permettait-il aux Hellènes d’exorciser un peu de la crainte bien naturelle de la guerre. Ainsi, durant la guerre de Troie, voit-on Arès prendre le parti des Troyens qui, comme on le sait, seront finalement vaincus par les Grecs. Zeus avait interdit aux dieux de combattre eux-mêmes, mais Arès passa outre et finit par être blessé par Diomède qui avait, lui, bénéficié de l’aide d’Athéna. Et Arès s’enfuit piteusement vers l’Olympe en hurlant de douleur ! Un jour, sur la route de Delphes, Héraklès lui décocha une flèche dans la cuisse et les Aloades (Ephialtès et Otos, fils de Poséidon et d’Ephimédie) l’enfermèrent pendant treize mois dans un vase d’airain. Arès ne dut sa libération qu’à l’intervention d’Hermès, alors que les géants Aloades étaient criblés de flèches par Apollon et envoyés aux Enfers, où ils furent ligotés à une colonne d’airain, à l’aide de serpents.

 

3. La descendance d’Arès.

 

En s’unissant à des mortelles, Arès engendra un certain nombre d’enfants, parmi lesquels ont peut citer Cycnos, Diomède de Thrace, Lycaon ou encore Oenomaos. La plupart des enfants engendrés par Arès furent des êtres frustes et des brigands. Ainsi, le roi de Thrace, Diomède, avait-il pour habitude de faire dévorer par ses chevaux carnivores les étrangers qui lui rendaient visite. L’un des Douze Travaux d’Héraklès consista à capturer ces chevaux anthropohages, auquel il livra Diomède lui-même. Dans une autre histoire, il est dit qu’Alcippé, fille d’Arès et d’Aglauros, fut un jour agressée par l’un des fils monstrueux de Poséidon. Afin de protéger sa fille, Arès le tua. Poséidon exigea alors qu’Arès soit traduit pour meurtre devant un tribunal divin. Le procès se déroula sur le lieu même du crime, soit la « Colline d’Arès » plus connue sous le nom d’Aéropage. Le dieu de la Guerre fut bien évidemment acquitté, mais la colline de l’Aéropage continua ensuite à servir de cadre à tous les procès religieux qui se déroulèrent dans l’antique Athènes.

 

4. Aphrodite, le grand amour d’Arès.

Arès conçut un fol amour pour Aphrodite. Jaloux des nombreux amants de cette dernière, Arès provoqua même la mort d’Adonis qui était aimé de la déesse. Mais si Aphrodite aime à exciter la jalousie de son divin amant, l’inverse est également vrai. Ainsi, lorsqu’Aphrodite trouva Arès dans le lit d’Eôs, l’Aurore, elle en éprouva une vive jalousie et condamna la timide Eôs à des amours continuels avec de jeunes mortels. Mais l’histoire la plus célèbre des amours tumultueux d’Aphrodite et d’Arès est, sans conteste, celle qui vit la vengeance du mari trompé, Héphaïstos. Homère (Odyssée, VIII) rapporte, en effet, qu’alors que la déesse trompait Héphaïstos avec Arès, les amants furent dénoncés par Hélios qui veillait dans les cieux : « Démodocos alors préluda, puis se mit à bellement chanter. Il disait les amours d’Arès et de son Aphrodite au diadème, leur premier rendez-vous secret chez Hephaestos et tous les dons d’Arès, et la couche souillée du seigneur Hephaestos, et le Soleil allant raconter au mari qu’il les avait trouvés en pleine œuvre d’amour. Hephaestos accueillit sans plaisir la nouvelle ; mais, courant à sa forge, il roulait la vengeance au gouffre de son cœur. » Héphaïstos réalisa alors un piège pour faire prisonniers Aphrodite et Arès, et les ridiculiser aux yeux de l’Olympe. Après avoir exhibé les amants en piteuse situation, Héphaïstos, dont les dieux se gaussèrent plus encore que des amants surpris, accepta de les libérer, suite à une intervention de Poséidon : « Il dit et mit sa force à lever le filet. Le couple délivré de ces chaînes pesantes, prenait son vol, lui vers la Thrace, elle vers Chypre. » De cette union naquit toutefois Harmonie, qui devait devenir l’épouse de Cadmos, roi de Troie. Naquirent également de ces amours, les Amazones et Eros, qui n’est pas sans rappeler le dieu hindou Kâma.

 

5. Visualisation.

 

Arès est d’une stature imposante, sa voix est comparable au tonnerre, mais il est également le plus rapide de tous les dieux. Au début de l’époque hellénique (6e siècle avant l’ère chrétienne), on le représentait notamment sur des vases, sous les traits d’un guerrier barbu d’âge mûr, portant un bouclier et un casque. On le voit souvent accompagné d’autres dieux. Ce n’est qu’ultérieurement qu’il sera représenté sous des traits plus jeunes et moins guerriers. Parmi ses attributs on compte la lance, l’épée, le vautour et le chien.

 

 

Eric TIMMERMANS.©

Bruxelles, le 30 novembre 2010.

 

 

Sources : Dictionnaire de la mythologie grecque et latine, Odile Gandon, Livre de Poche Jeunesse, 2000 / Dictionnaire de la mythologie grecque et romaine, Joël Schmidt, Larousse, 1965 / Encyclopédie de la mythologie, Sequoia, 1962 / Grand dictionnaire des symboles et des mythes, Nadia Julien, Marabout, 1998 / L’Odyssée, Homère, traduction de Victor Bérard, Livre de Poche, 1984.

 

 

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